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mercredi 29 avril 2009

Causette, enfin un magazine pour les filles, pas pour les quiches !


... et si je vous le dis, vous pouvez le croire. Causette. En kiosque, ou à télécharger sur ZePresse.fr

dimanche 19 avril 2009

Qui peut me sentir ?

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Au commencement, était la femme... Et puis non, tiens ! Au commencement était l'homme, et l'idée que la femme se faisait de l'idée qu'il se faisait d'elle...

Bon, c'est un peu compliqué, mais en s'appliquant, on peut commencer à essayer d'apprendre à y voir plus clair. Bref, l'idée qui nous intéresse est celle-ci : l'odeur des aisselles des femmes est à bannir.

- Ah bon ? pourquoi ?

- Ca pue !!!

Tiens donc ! Qui n'a pas le souvenir d'une émotion, ayant senti une odeur féminine (ou masculine, pour les filles), l'ayant entraîné dans des méandres amoureux, sans jamais, jamais, penser : - Oh nom d'une pipe, qu'est-ce-qu'elle cocotte, celle-là ! (ou alors, c'est que vraiment, il/elle est encore et toujours adepte du bain mensuel...)

J'ai rencontré, au cours des longues années de ma vie, pas mal de filles obsédées par leur propre odeur. Certaines n'hésitent pas à prendre une douche le matin, paf, une aspersion d'eau déodorante bénite par l'Oréal, et un bain le soir, avec re-paf, réaspersion etc... tout ça pour se prendre la tête le midi avec lever de bras et reniflage d'aisselle intempestif. Genre : - tu sens rien, là ? -ben non, pourquoi ? T'héberges un rat crevé, en ce moment ?

Que de misères humaines !

Quand on pense à ce que mettent ces empaffés de labos de cosmétologie, en tout cynisme, dans nos crêmes hydratantes/déodorants/gels douches ets...

Franchement, l'odeur des hommes et des femmes qui m'entourent ne me gêne en rien. Ce qui me gêne, c'est quand je ne les SENS PLUS. Quand la pub, le marketing ont fini par faire croire à tout le monde qu'une odeur humaine est COUPABLE. Alors qu'en fait, c'est le premier sens, l'olfactif, celui dont notre mémoire est la plus friande.

J'aime l'odeur des gens. Je revendique le droit de sentir, de ressentir, je refuse que quiconque, y compris et surtout un groupe multinational vendant aussi bien de la bouffe pour chiens, des ogm ou de la lessive, me dicte ce qui est "propre" ou pas.

Qui n'a jamais allaité son bébé en s'émouvant de son mélange de senteurs aigres-douces, qui n'a jamais humé avec délectation l'aisselle de la personne aimé, ou un tee-shirt trempé de sueur de la même personne ?

Même lorsque l'on rencontre quelqu'un pour la pemière fois, l'odeur, comme les primates que nous sommes, est la sensation primordiale qui nous guide dans la symapthie ou l'antipathie qu'on en a... Peut-être est-ce cela qui gêne ?

Bref, vous l'aurez compris, ceci est un plaidoyer pour l'odeur corporelle. Il est vrai qu'Internet nous oblitère de ces considérations... Néanmoins, si un jour je vous rencontre pour de vrai, je vous promet de vous humer.

mercredi 8 avril 2009

Les gâteaux de la terreur

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Quand mes filles étaient encore en primaire, il était prévu, comme chaque année, de faire une fête de l'école à la fin de l'année scolaire. La directrice, fraîchement nommée, avait reçu une circulaire du rectorat indiquant que les gâteaux faits maison devaient être interdits pour cause de risque sanitaire. Ben oui, des fois qu'une maman malveillante aurait assaisonné un gâteau de mort-aux-rats ! Personnellement, je n'ai JAMAIS entendu parler d'intoxication alimentaire due à des gâteaux faits maison, par contre on ne compte plus les "rappels de produits" dans les grandes surfaces, ni les cas d'intoxication dans les cantines scolaires.
Bref, la mesure me semblait absurde, mais il relevait de la responsabilité de la directrice de l'appliquer ou non. Elle choisit finalement d'annuler purement et simplement la fête de l'école, plutôt que d'avoir à expliquer aux mamans qu'on ne faisait plus confiance en leurs talents de pâtissières, et qu'il leur fallait amener des saloperies industrielles bourrées de cochonneries en lieu et place de gâteaux faits avec amour.

La morale de cette histoire ?
Une fois de plus, le citoyen est infantilisé, déchu de sa responsabilité et de ses capacités, et il lui est imposé, en outre, une confiance aveugle en une industrie alimentaire dont les dérives commencent enfin à être reconnues. Ca n'a l'air de rien comme ça, mais petite mesure après petite mesure, nous voyons nos libertés se réduire comme peau de chagrin. Les dérives sécuritaires passent aussi par ces petites choses qui semblent insignifiantes mais qui symbolisent, à mon sens, la direction prise par une société lobbyisée par les sociétés d'assurances.
Et tant qu'on fermera nos gueules, aucune chance que ça change !
D'autre part, j'aimerais bien savoir combien de petits rats de bureau sont payés grassement pour pondre à la chaîne d'aussi infâmes réglementations. Comment ces choses-là ce décident-elles réellement ? Quelles absurdes commissions en sont à l'origine ?
Ah ma bonne dame, nous vivons dans un bien drôle de monde !

jeudi 2 avril 2009

Une bonne paire de claques

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Quand on est tout fauché
Quand on s’est fait lourder
Le job, les sous, la vie
Quand on a plus de quoi
Bouffer du confit d’oie
Ni d’boire du Kiravi
Quand la vue d’un patron
Vous fait dire : « Allons bon !
Encore un salopard ! »
Il reste encore un truc
Qui n’est jamais caduque
Pour redresser la barre

Une bonne paire de claques dans la gueule
Un bon coup d'savate dans les fesses
Un marron sur les mandibules
ça vous r'f'ra une deuxième jeunesse
Une bonne paire de claques dans la gueule
Un direct au creux d'l'estomac
Les orteils coincés sous une meule
Un coup d'pompe en plein tagada

Ça enterre tout, la drogue et l'aspirine
Les épinards, la Schnouff et la Badoit
C'est bien plus bath que l'foie gras en terrine
Car c'est moins cher et ça n'alourdit pas
Une bonne paire de claques dans la gueule
Et la vie reprend tout son prix
Chaque matin, quand on se sent seul
Claquons-nous la gueule entre amis!

Quand ils ont spéculé
Ces pourris de rentiers
Qu’ils ont joué à la Bourse
Nos boulots et nos vies
Ils avaient bien compris
Qu’ça gagnait plus qu’les courses
Quand tout s’est écroulé
Qui c’est-y qu’a payé ?
Pas ces salauds de riches
Qu’en ont jamais assez
Ce sont les ouvriers
Qui encore serrent les miches.

Une bonne paire de claques dans la gueule
Un bon coup d'savate dans les fesses
Un marron sur les mandibules
ça te r'f'ra une deuxième jeunesse
Une bonne paire de claque dans la gueule
Un direct au creux d'lestomac
Les orteils coincés sous une meule
Un coup d'pompe en plein tagada


D'après Boris Vian.

mardi 31 mars 2009

Des fruits dans ta djeule

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On rêverait toutes d’être riches pour pouvoir se payer tous ces petits pots de crème miraculeuse, aux vitamines de fruits enrichies à l’extrait de foie de phoque ou aux Pro-Testuline, ou encore aux céramides de peau de couille de fœtus de vison. Oui, mais pour un prix allant de 900€/l à 3500€/l (oui, oui, vous pouvez vérifier !), qui peut encore se payer une crème anti-rides digne de ce nom ? D’autant qu’à ce prix-là, la teneur en principe actif va de 0,5 à 10 % au maximum… Tout le reste, c’est un tas de trucs et de machins qu’on sait même pas ce que c’est, donc tout ça est tout à fait scandaleux. Surtout que les vitamines de fruits, ça se trouve où ? Dans les fruits, hé, banane !

Voici donc la soluce toute simple pour garder sa peau de bébé, et ceci même quand on attend un âge avancé comme moi qui aie 44 ans aujourd’hui.

Au lieu de te tartiner de crèmes chelous plus chères que le caviar, t’achètes des fruits. Matin et soir, ou juste le soir si t’as pas le temps le matin, tu te laves bien la figure (moi je fais ça au savon de marseille, ça le fait très bien). Puis tu prends un fruit (de saison), tu le coupes en 2 et tu le passes bien sur toute la figure. Tu laisses sécher, puis tu te mets une crème hydratante par-dessus, banale, basique, si possible bio. Pis tu passes la nuit avec ça. Si c’est le matin, tu laisses poser, tu rinces rapidement et tu mets ta crème de jour normale. Evidemment, tu manges le fruit après, faut pas gâcher et mieux vaut conjuguer l’effet interne et l’effet externe des vitamines, tant qu’à faire.

Tous les fruits marchent, ils ont tous des vitamines, ce qui compte c’est de les prendre bien frais et de saison, bio si possible. Chacun a des vertus particulières, par exemple je pense que l’ananas et la papaye doivent marcher pour les peaux boutonneuses et grasses, à cause de la papaïne qui dissout les graisses, et puis tu as aussi les légumes, les infusions, et tout un tas de trucs faciles à trouver et pas chers qui te feront plus de bien que ce que cherchent à nous vendre les requins de la beauté qui font rien qu’à nous tondre la laine sur les rides.

Si tu veux des recettes et tout ça, tu peux aller voir , ou .

vendredi 27 mars 2009

La vie, la mort, la clope, tout ça…

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Un truc qui me chiffonne un peu de temps en temps, c’est mon incapacité chronique à arrêter de fumer.
Le lendemain des jours où j’ai un peu abusé, j’ai la gorge et les bronches irritées, et je me dis : « Allez Nath, ça y est, t’as un pied dans la tombe, tu vas crever, bien fait sale bête… », et tout ça.
Non, je suis pas hypocondriaque, juste réaliste. J’ai 44 ans, je fume depuis l’âge de 14 ans, avec quelques intermèdes quand j’ai fait mes gosses. Je suis tellement accro que j’ai repris à chaque fois, triple buse que je suis. Enfin bref, je sais pertinemment que ça va me tuer, et curieusement, je m’en fous globalement un peu.
Rock’n’roll attitude, inconscience totale ou quoi ? Ce qui est sûr, c’est que vu les messages qu’on nous assène en permanence sur les méfaits de la méphistophélitique cigarette, je ne risque pas d’être dans l’ignorance de ce qui m’attend. Comme tout bon fumeur qui se respecte d’ailleurs. Suffit de lire un paquet.
Curieusement, par contre, on ne nous dit rien des dangers des pesticides, PCB et autres saloperies qu’on ingurgite depuis des dizaines d’années et qui provoquent leucémies, malformation fœtale, cancer des couilles et autres stérilités masculines.
Là non, vaut mieux pas savoir, pas vrai ?

Bref. En fait ce qui m’interroge c’est ce besoin frénétique de vouloir prolonger la vie à tout prix.
Maintenant, non seulement faudrait arrêter de fumer mais en plus il faudrait arrêter de picoler ! Même du vin !
Il y a 10 ans le vin était paré de toutes les vertus anti-oxydantes etc, et maintenant il parait qu’avec 1 verre / jour il augmenterait de 9 % le risque de cancer colorectal. Ah, mais attend, par rapport à quoi ? Par rapport à ceux qui ne boivent pas du tout et qui bouffent consciencieusement leurs 5 fruits et légumes par jour ? Faut se méfier de ce que nous disent les pourcentages.
Parce que si 0,77 % des gens choppent un cancer du côlon, et si de boire du vin augmente de 9 % les chances d’avoir un cancer du côlon, ça veut dire que 0,83 % des gens qui boivent vont développer un cancer. Vous suivez le raisonnement ? 0,83 % au lieu de 0,77 % ! Et encore, je n’ai pas trouvé le pourcentage de décès dû au cancer du colon chez les non-buveurs.
Pour le cancer de l’oesophage, le rapport indique une augmentation de 28 % du risque. 0,124 % de décès étant dû à ce cancer, cela nous amène à 0,124 + 28 % de 0,124 = 0,158 % Quant au cancer de la bouche, pharynx et larynx, le pourcentage initial est de… 0,0771 % ! Même avec une augmentation de 168 % du risque comme prétend le rapport, ça ne fait jamais que 0,2 %. Données : Inserm
Ah, ça vaut bien la peine de nous mettre la rate au court-bouillon ! Heureusement que j’ai un papa prof de maths qui m’a bien expliqué comment marchent tous ces pourcentages terrifiants. Sinon, qui sait, j’aurais peut-être renoncé à mon petit ballon quotidien…
N’oublions pas non plus que la consommation d’alcool baisse régulièrement en France depuis 50 ans, mais que les cancers, eux, augmentent dans les proportions inverses. Ha ha ha. On voit tout de suite l’incidence, ça crève les yeux, non ?
Il semblerait qu’un cancéreux coûte plus cher à la sécu qu’un alzheimer.
Vous je sais pas , mais moi je doute furieusement, là, qu’entretenir un grabataire réduit à l’état de poireau faisandé pendant 20 ans soit beaucoup plus économique qu’administrer un peu de morphine à un cancéreux en phase terminale.
Sans parler de l’intérêt pour un être humain digne et responsable comme vous zet moi de finir sa vie à se faire caca dessus sans même s’en rendre compte.
Franchement, je préfère qu’on me pique avant. Ou alors, continuer comme maintenant à profiter joyeusement des avantages de la clope et du jaja, avec mes potes, et emmerder les tristes sires qui prétendent nous empêcher de… tout, en fait.

Ah oui, c’est vrai, j’avais oublié qu’avec la privatisation des services publics, c’est plus à la sécu que notre déplorable hygiène de vie va coûter des sous, mais aux mutuelles et assurances privées. On comprend dès lors pourquoi notre cher gouvernement ultra-libéral s’offusque de nous voir tomber malades prématurément. Enfin, pour l’instant, sa sollicitude ne va pas jusqu’à réglementer l’industrie agro-alimentaire pour limiter les dégâts sur notre santé des saloperies qu’elle nous fait ingurgiter. Ni à légiférer sérieusement sur l’usage intensif des pesticides dans nos belles régions. Ben non, faudrait pas embêter ces braves gens qui se font tellement de fric sur notre dos. C’est tellement plus sympa de faire chier le consommateur avec des rapports bidons et des conseils à la con sur des fruits et légumes pollués et de toute façon trop chers pour nos pauvres petites bourses de crisards affamés.
Ah la la. Je m’étale, je m’étale, mais ça m’énerve, aussi. Ainsi que les veaux qui font qu’à répéter bien sagement ce que la maîtresse a dit : « Quoi, tu fumes ? Mais tu sais pas que… bla, bla, bla. ». Si, je sais. Je sais très bien. Et peut-être que quand le crabe me tombera dessus je regretterais amèrement toutes ces années d’insouciance et d’enfumage jouissif, mais en attendant je suis bien contente d’habiter sur une île tropicale où les troquets sont en terrasse toute l’année.
Et toc.

Petit bonus à voir qu'a rien à voir : dictionnaire des verbes qui manquent de mon ami pour la vie.

jeudi 26 mars 2009

La guerre du poil

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A 8 ans, je faisais des concours de poils-aux-pattes avec mes petits camarades de classe. Je gagnais à tous les coups.
Inutile de dire que ce dont j’étais assez fière dans mon enfance s’est vite transformé en cauchemar à l’adolescence, lorsque les filles traquaient avec un soin paranoïaque le moindre follicule pileux de nature à déparer leur peau de satin. Sourcils, moustache, gambettes, aisselle, « maillot »… Ma superbe pilosité noire et brillante était devenue un affreux stigmate digne des quolibets les plus cruels.
Dés lors, me soumettant à la pression sociale, une fois n’est pas coutume, j’entrepris de déclarer moi aussi la guerre à mes pauvres poils, guerre qui dure donc depuis maintenant 30 ans.

Ah, ça, en 30 ans j’en ai essayé des trucs, des combines et des tortures diverses et variées… A commencer par le rasoir, à 14 ans, pratique qui ne fit hélas que renforcer l’adversaire.
Lorsque, à 17 ans, ma mère m’envoya chez une esthéticienne pour ma première épilation à la cire, j’étais dotée d’un pelage digne d’un Terre-Neuve de bon lignage. A l’époque, le concept de cire tiède n’avait pas encore été inventé. La cire était chaude. Très chaude, même. D’autant plus chaude que pour éliminer mes tenaces ennemis intimes, il fallut au moins 5 passages de cette cire brûlante. Imaginez l’état de ma peau après le 5ème passage ! J’ai bien cru que cette dernière allait partir avec la dernière couche de cire…
Bref, je sortais de cette séance de torture typiquement féminine la peau couleur langouste ébouillantée vivante, mais de la douceur règlementaire. Il me fallut néanmoins du temps et du courage pour retourner voir une esthéticienne.

Entre-temps, ma maman m’initia à l’épilation-maison. Nous avions le choix entre les bande de cire froide vendues en pharmacie, un épilateur électrique Babyliss, ou de la cire chaude comme chez l’autre tortionnaire. En alternant les techniques, on arrivait vaille que vaille à limiter les dégâts sans trop de souffrances, mais bon, rien encore d’idéal.

Les années passant, quelques progrès se firent sentir dans l’industrie de l’épilation, avec les cires tièdes, liquides, les systèmes d’épilation électrique ou au laser à 50 milliards de dollar la séance, etc…
Tout ça pour quoi, finalement ? Pour générer du profit, tout bonnement. Ben oui, parce que du haut de mes 30 ans d’expérience et de recherches acharnées, j’ai enfin découvert les 2 techniques imparables, simples, confortables et pas cher pour éliminer la bête immonde jusque dans ces moindres recoins.

Pour les poils courts, les jambes par exemple : l’épilation au caramel.
Ça fait des lustres que les maghrébines font comme ça, et ça marche du feu de dieu.
La recette : du sucre (une vingtaine de morceaux ou 200 gr), un peu d’eau et un citron.
Tu mets le sucre dans une casserole, tu mouilles avec un peu d’eau, tu fais cuire doucement jusqu’à obtenir une belle coloration blonde, puis tu rajoutes le jus d’un ½ citron.
Tu touilles bien, puis tu stoppes la cuisson en posant ta casserole dans un fond d’eau froide.
Quand ton caramel est tiède, tu en prend une boulette (genre noisette), que tu malaxes bien entre tes doigts, puis que tu appliques sur la peau.
Tu écrases la boulette avec le pouce dans le sens de la pousse du poil, puis tu saisis l’extrémité inférieure de la bande ainsi obtenue et tu tires vers le haut.
Tu peux réutiliser la même boulette plusieurs fois, jusqu’à ce que le caramel soit trop dur ou saturé de poils. Là, soit tu jettes, soit tu mets de côté pour réchauffer et filtrer (pour les maniaques de l’anti-gaspillage) puis tu prends une nouvelle boulette.
Avec un peu de pratique, c’est vraiment une méthode super, peu douloureuse et économique. Elle fait la peau douce, et le gros avantage par rapport à la cire, c’est que les résidus partent à l’eau.

De plus, selon la consistance du caramel, on peut procéder de différentes manières :
- si ton caramel est trop dur, tu peux le faire réchauffer un peu (attention aux brûlures), et l’étaler en bande comme une cire classique, à l’aide d’un couteau par exemple. Puis tu arraches la bande en tirant vers le haut quand le caramel est plus froid mais pas encore trop dur.
- si ton caramel est trop liquide, tu peux procéder comme avec une cire liquide tiède, en étalant une fine couche de caramel sur la jambe, puis en y appliquant une bande de tissu ou de non-tissé. Ensuite, pareil, tu tires vers le haut et c’est marre. Comme le caramel est soluble dans l’eau (contrairement à la cire), tu peux même mettre tes bandes à la machine et les récupérer comme neuves.
Personnellement, je préfère préparer une plus grande quantité de caramel, que je mets dans un bocal fermé et que je réchauffe au bain-marie quand j’en ai besoin. Mais ça c’est parce que je suis une grosse feignasse et que le caramel se conserve très très bien. Normal, c’est du sucre !

Dans le registre des découvertes extraordinaires, tadaaammmm… laissez-moi vous faire part, gratuitement, sans engagement ni abonnement, de ce que, par hasard, j’ai découvert moi toute seule sans aides ni subventions : la technique dite du Gant Latex !
Oui, je sens bien vos mâchoires qui se décrochent, vos yeux qui s’écarquillent, vos sourcils qui se haussent. Je comprends votre scepticisme : « Quoi, la vérité serait donc si simple, on aurait essayé depuis des dizaines d’années de nous vendre des tas de trucs et de machins super chers dédiés à la lutte contre le poil, alors que la solution était là, à notre portée, pour quelques centimes d’euro seulement ! »
Eh ouais. Pour qui douterait encore de la duplicité de l’industrie de la beauté, en voici la preuve flagrante. Voici donc, livrée toute entière à vos yeux esbaudis, la Technique du Gant Latex :
Tu prends un gant latex (par boîte de 50 dans toute grande surface qui se respecte), tu l’enfiles, et tu arraches des touffes de poils. Vala. C’est aussi simple que ça. Pas de cuisson, pas d’appareil à la con, et ce n’est pas plus douloureux que n’importe quelle autre technique. Tes aisselles nickel en quelques minutes. Ton maillot impeccable, sans brûlure ni bout de cire coincé dans un repli.
Ah lala, quand je pense à tout le fric et le temps gaspillés pendant toutes ces années, ça me laisse songeuse… Perso, ça fait maintenant 5 ans que j’utilise le Gant Latex, et franchement ça a changé ma vie.

La prochaine fois, je vous causerais des recettes de beauté de nos grands-mères, vous allez pas en revenir.

mercredi 25 mars 2009

Les tiques



Avez-vous déjà observé une invasion de tiques sur un chien ? La tique est une sympathique bestiole qui plonge son rostre barbelé bien profond dans la peau de la pauvre bête et se gorge goulûment du sang de sa victime, jusqu'à devenir une obèse et obscène chose boursouflée. Je cite : Elles sont classées parmi les hématophages, mais comme les araignées elles peuvent aussi digérer la chair qu'elles liquéfient autour du point de piqure grâce à des enzymes digestives. Elles aspirent ensuite le sang qui afflue suite à la rupture de microcapillaires. Ce sont surtout les femelles adultes nourries, ou en train de se gorger de nourriture qui sont les plus repérables, car bien plus grosses qu'aux autres stades de développement. A titre d'exemple, on a pesé sur une balance de précision une femelle de la tique Hyalomma asiaticum avant et après son repas final. Elle était 624 fois plus lourde après son repas qu'avant. Pour un être humain ce serait comme de passer de 60 kg à 37 tonnes après 4 ou 5 jours de repas constant. De tels repas permettent aux tiques de pondre de plusieurs centaines à plusieurs dizaines de milliers d'œufs (ce chiffre variant selon les espèces et selon les individus au sein de l'espèce).
Non contente de se repaître de ses victimes, la tique lui transmet en plus tout un tas de maladies plus ou moins mortelles. Que du bonheur!
Maintenant, une question : imaginons un monde dominé par les tiques, lesquelles imposeraient leur épouvantable mode de vie au reste de la société ? Brrr... Impensable, non ?
A voir...
Et aussi...
Et encore...
Et enfin...