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Au commencement, était la femme... Et puis non, tiens ! Au commencement était l'homme, et l'idée que la femme se faisait de l'idée qu'il se faisait d'elle...

Bon, c'est un peu compliqué, mais en s'appliquant, on peut commencer à essayer d'apprendre à y voir plus clair. Bref, l'idée qui nous intéresse est celle-ci : l'odeur des aisselles des femmes est à bannir.

- Ah bon ? pourquoi ?

- Ca pue !!!

Tiens donc ! Qui n'a pas le souvenir d'une émotion, ayant senti une odeur féminine (ou masculine, pour les filles), l'ayant entraîné dans des méandres amoureux, sans jamais, jamais, penser : - Oh nom d'une pipe, qu'est-ce-qu'elle cocotte, celle-là ! (ou alors, c'est que vraiment, il/elle est encore et toujours adepte du bain mensuel...)

J'ai rencontré, au cours des longues années de ma vie, pas mal de filles obsédées par leur propre odeur. Certaines n'hésitent pas à prendre une douche le matin, paf, une aspersion d'eau déodorante bénite par l'Oréal, et un bain le soir, avec re-paf, réaspersion etc... tout ça pour se prendre la tête le midi avec lever de bras et reniflage d'aisselle intempestif. Genre : - tu sens rien, là ? -ben non, pourquoi ? T'héberges un rat crevé, en ce moment ?

Que de misères humaines !

Quand on pense à ce que mettent ces empaffés de labos de cosmétologie, en tout cynisme, dans nos crêmes hydratantes/déodorants/gels douches ets...

Franchement, l'odeur des hommes et des femmes qui m'entourent ne me gêne en rien. Ce qui me gêne, c'est quand je ne les SENS PLUS. Quand la pub, le marketing ont fini par faire croire à tout le monde qu'une odeur humaine est COUPABLE. Alors qu'en fait, c'est le premier sens, l'olfactif, celui dont notre mémoire est la plus friande.

J'aime l'odeur des gens. Je revendique le droit de sentir, de ressentir, je refuse que quiconque, y compris et surtout un groupe multinational vendant aussi bien de la bouffe pour chiens, des ogm ou de la lessive, me dicte ce qui est "propre" ou pas.

Qui n'a jamais allaité son bébé en s'émouvant de son mélange de senteurs aigres-douces, qui n'a jamais humé avec délectation l'aisselle de la personne aimé, ou un tee-shirt trempé de sueur de la même personne ?

Même lorsque l'on rencontre quelqu'un pour la pemière fois, l'odeur, comme les primates que nous sommes, est la sensation primordiale qui nous guide dans la symapthie ou l'antipathie qu'on en a... Peut-être est-ce cela qui gêne ?

Bref, vous l'aurez compris, ceci est un plaidoyer pour l'odeur corporelle. Il est vrai qu'Internet nous oblitère de ces considérations... Néanmoins, si un jour je vous rencontre pour de vrai, je vous promet de vous humer.